Les 4 premières étapes pour étendre son site à l’international

site internet international

03 Oct Les 4 premières étapes pour étendre son site à l’international

Site Internet et International

 

La France est un pays formidable, qui au delà de vouloir elle aussi devenir une startup nation, aide de manière très généreuse les PMEs et ETI qui cherchent de la croissance dans les marchés export. Au delà du circuit export “classique” vous faisant voguer dans les cases CCI, BPI et autres, il existe une manière, pas si opaque que cela, de tester son marché à l’export et d’y générer des prospects. Vous l’aurez compris, il s’agit du digital.

 

Comment commencer simple ?

 

Choisir des marchés francophones (Belgique, Suisse, Canada , Afrique de l’Ouest etc.), évitant ainsi d’avoir à traduire son site, ses brochures, ses produits…. MAISLe plus simple est généralement au départ de choisir des marchés proches au niveau langue et culture, ce qui évite d’avoir à traduire son site internet, ses brochures, ses produits…MAIS mais mais, il faut savoir que ces marchés sont parfois un peu fermés, possiblement lointains, avec des pouvoirs d’achat et des pratiques culturelles différents.

 

 

D’où l’intérêt d’aller chercher de la croissance dans des pays totalement différents. Sans toutefois ignorer que les pays anglo-saxons sont des contrées digitales où la concurrence est bien plus forte tant avec leurs acteurs locaux bien établis qu’avec les acteurs mondiaux généralistes.

 

 

Le kit “de base” de marketing digital pour tester l’export sur un pays

 

  • Toujours commencer par son client type : la persona, ses besoins, ses problèmes, ses attentes et objections, sachant qu’à 90% il est fort probable qu’elle.s soi.en.t différente.s de vos cibles hexagonales. Bah oui, vous vendez en direct en France et via des distributeurs à l’étranger, croyez vous vraiment que vous allez leur “parler” de la même manière ?
  • les mots clés “stratégiques” et le vocabulaire utilisé
  • un site Internet traduit/localisé ou une landing page
  • Des annonces Google Ads et des publicités Facebook Ads
  • Une ressource (interne ou partenaire) de votre entreprise parlant la langue (pour la vente, le ‘chat et la cohérence des contenus)
  • un exemple de texte traduit/localisé qui servira de référence pour la localisation des autres contenus.

 

Avec toutes ces cartes en main, vous pouvez très rapidement (3 mois ?) tester l’adéquation de vos produits ou services avec le pays visé.

Le but étant de tester 4 ou 5 pays, et de choisir celui qui sera le plus réactif à vos annonces, pour ensuite aller plus loin (traduction totale des produits et services, présence locale via VIE, représentation (distributeur…) ou filiale, facturation dans la langue locale, contrats etc.

 

Voici 4 règles fondamentales à respecter pour vous lancer à l’international par le digital

 

  1. Traduire NON, Localiser OUI !

 

C’est l’erreur élémentaire la plus fréquente  : faire une traduction simple plutôt que de localiser.

Quelle est la différence ?

  • Traduire : c’est écrire une phrase dans un autre langue de manière littérale.
  • Localiser, c’est adapter la phrase au marché local avec toutes les subtilités de la langue et de la culture.

 

Par exemple :

  • En e-commerce, évitez de dupliquer ex-abrupto votre tunnel de paiement français en Allemagne ou en Italie. Les messages de réassurance, les champs de formulaire, les couleurs doivent être adaptés.
  • En Chine, inutile d’insérer un bouton “Se connecter avec Facebook ou Google” pour votre processus d’inscription. C’est nécessairement WeChat.
  • En Allemagne, la référence en réseau social professionnel n’est pas LinkedIn, c’est Xing.

A chaque marché ses subtilités. Ces subtilités doivent être prises en compte jusqu’en dans la structure de votre site localisé.

 

Et cela va jusqu’au vocabulaire à employer : aux USA les textes sont souvent “au superlatif” (best blablablah, best practice, best choice…), chose que l’on ne dirait jamais en français : les américains sont fiers de leurs produits, en France on est naturellement réservé sur la communication autour des nôtres).

Bref, ne faites pas une simple traduction. Google Translate ? Même pas en rêve, même bardé d’algorithmes d’intelligence artificielle.

 

Il est recommandé de a. réfléchir en amont et b. bien localiser ses contenus. Pourquoi ? Ces petits détails feront que vos visiteurs et prospects auront confiance en vous, car tout ce qu’il connaît de vous pour l’instant c’est votre site Internet.

 

Comment localiser son site ?

 

Pour obtenir une bonne localisation, il faut faire appel à des professionnels qui disposent d’une équipe de traducteurs natifs, si possible spécialisés dans un domaine, avec en plus un système de contrôle et de vérification.

 

Vous pouvez faire appel à des services de traduction en ligne. Cependant voici les risques  :

  • Avoir des traducteurs non natifs du pays : ce qui semble correct et semble être en bon anglais / espagnol / portugais, manque cependant de sens ou utilise des termes non utilisés localement.
  • Devoir tester plusieurs traducteurs avant de tomber sur le bon qui répond à un minimum à vos attentes en termes de connaissances métier et de qualité de traduction.
  • Ne pas avoir un bon manager qui contrôle la qualité de la traduction (et non pas juste une vérification de la grammaire et de l’orthographe).

 

Pour des documents stratégiques comme des fiches produits, le site internet, les pages d’atterissage, il est préférable de mettre en place un processus en deux étapes :

 

  • Faire appel à un traducteur professionnel qui va localiser votre contenu dans la langue cible.
  • Faire une relecture par une personne de l’écosystème de votre entreprise qui parle cette langue afin de faire une vérification des termes techniques et des termes employés dans l’entreprise.

 

Le fait de passer par une agence professionnelle comme Imeo permet également d’avoir des réunions de brief avec le traducteur.

2. Bien penser l’architecture de votre site

 

Valider son potentiel sur un marché demande peu de choses : une voire deux landing pages, et quelques annonces Google Ads et Facebook. Une fois identifiée la cible pays à la plus forte croissance, il est fondamental de repenser la manière dont vous allez structurer votre site.

 

  • soit par domaine dédié (ou ccTLD) avec maboite.es, maboite.de, maboite.ae en plus du .fr.
    • Avantages : indépendance et flexibilité totale par rapport au marché local
    • Inconvénient : un site de plus, un référencement en plus, etc.
  • soit par branche linguistique  : /en pour l’anglais, /de pour l’Allemagne, /arab pour le Moyen Orient etc.
  • avec pour chaque option, la gestion technique (oui il faut aller dans le code) des bonnes redirections. Afin de donner l’impression au visiteur que votre site est bien adapté à sa géographique et à sa langue. Qui n’a pas traduit son site en anglais , avec des videos YouTube et des articles de blog en français…

 

3. Adaptez vos visuels et illustrations

 

Déclinez vos visuels, vidéos, illustrations au marché local ! C’est du bon sens !
Ainsi, évitez les photos de banque d’images gratuites que tout le monde utilise. Montez en gamme pour crédibiliser votre image auprès du marché local.
Si vous vendez du textile féminin vers le Moyen Orient, est-il judicieux d’avoir un mannequin blond aux épaules dévêtues ?

 

4. Localisez les contenus fondamentaux, et faites traduire les contenus moins essentiels

Sur les piliers soutenant votre site :
  • produits
  • offres
  • landing pages
  • confirmation de commande
  • enquête de satisfaction
  • emails du service client.

 

…référez vous au premier point et investissez sérieusement dans la localisation.

 

Par contre, pour les contenus moins essentiels comme :
  • certains articles de blog
  • les témoignages de client sans portée internationale
  • les FAQ avec illustrations détaillées
  • etc.

 

…vous pouvez faire appel à un traducteur de “moindre” qualité ou un service d’intelligence artificielle de traduction.

 

Conclusion

 

Placer son site sur la scène internationale ne consiste pas à le localiser en utilisant des linguistes natifs et des experts du digital. C’est avant tout une réflexion stratégique, corrélée à la mise en place de votre stratégie internationale, qui de la gestion de la visibilité à la distribution mérite votre réflexion et celle de votre écosystème.

Pour éviter de disperser trop d’énergie sur trop de marché, je vous recommande de tester au départ un marché afin de voir l’appétence des différents prospects que vous aurez généré.

La traduction peut alors se révéler un élément-clé qui permet d’améliorer fortement la conversion.

 

Ne pensez pas que la localisation et traduction du site rime avec la fin du travail. Le Marketing Digital International  est un organisme vivant qui a besoin de nouveaux contenus, de mise en avant de nouveaux produits, de témoignages clients. il est donc essentiel d’y consacrer un budget dédié dans lequel doit, internaitonal oblige, figurer une ligne traduciton et localisation.

 

Et concrètement ?

Il y a quelques mois, Imeo a accompagné un éditeur de logiciels dont le site, esthétiquement réussi, riches de contenus suffisamment réfléchis et cohérents avec leur parcours client. Leur site souffrait :

  • de contenus en fr-anglais de pauvre qualité et remplis de non sens
  • d’illustrations disponible uniquement en français
  • un service client tenu par une stagiaire en première année universitaire de langues.
  • et d’autres considérations plus techniques, tant dans les balises du site, dans la configuration des outils Analytics que dans la qualité de l’hébergement technique.

 

Après une journée d’intervention , puis un mois de suivi hebdomadaires, les taux de conversions sur les landing pages avaient triplé, en améliorant la qualité de la localisation, en adaptant les visuels, en sous-traitant à une freelance native le service client et en hébergeant le site anglais aux US au plus proche des cibles client.